Le classement selon 2017 des 7 pratiques de transformation digitale interne selon Agorise

Publié le par Béatrix ESPOSITO

Un résumé

Le classement 2017 des 7 pratiques de transformation digitale interne

Nous vous livrons ici notre classement – en ordre inversé – des 7 pratiques les plus couramment utilisées pour mener à bien la transformation digitale des entreprises. 6 facteurs de succès ont été retenus, chacun évalués de 0 à 3.

 

Classement des pratiques de transformation digitale utilisées par les entreprises

 

Entrons à présent dans les détails de chaque pratique.

N°7 : La boîte à idées (flop)

L’initiative part pourtant d’un bon sentiment : donner la parole à ses employés, sous couvert d’anonymat ou non, et leur demander leurs idées pour améliorer leur quotidien au travail. Malheureusement, cette boîte à idées – qui peut être physique ou virtuelle – glisse souvent vers un véritable cahier de doléances où l’on retrouve, pêle-mêle, des demandes pour du café gratuit, de nouvelles chaises, ou pire, la démission de Philippe de la comptabilité.

L’autre travers de cet outil est qu’il est une initiative top-down, par et pour le top management qui le déploie. Le process de dépouillement est souvent opaque et les employés y sont rarement associés.

L’opération peut même s’avérer contre-productive : compte tenu du faible niveau de qualité des propositions qui sont suggérées tous azimuts, les dirigeants prennent rarement des actions, ce qui est générateur de frustration et de désengagement pour les employés qui se sont le plus impliqué dans la démarche.

 

La boîte à idées, flop pour votre transformation digitale - Agorize le blog

 

N°6 : Le réseau social d’entreprise ou RSE (flop)

Davantage de communication entre les services, plus de convivialité et des collaborateurs plus performants grâce à une collaboration accrue. Telles sont les promesses liées à l’implémentation d’un réseau social d’entreprise.
Si un RSE peut séduire les générations Y et Z (les fameux digital natives), l’adhésion est bien plus faible auprès des employés des générations précédentes.

 

La fracture numérique est toujours bien présente dans les entreprises ! L’erreur communément commise par les dirigeants lorsqu’ils implémentent un RSE est qu’ils imposent un nouvel outil à leurs équipes sans suffisamment communiquer sur les bénéfices escomptés. Le RSE est alors perçu comme un énième outil à maîtriser et à utiliser par contrainte, plus que par envie.

 

Le réseau social d'entreprise, flop pour votre transformation digitale - Agorize le blog

 

N°5 : Le Lab d’innovation (flop)

Dans son étude intitulée The Innovation Game publiée en juillet 2015, Capgemini Consulting estime que 38% des 200 plus grandes entreprises mondiales ont créé un centre d’innovation interne. On les retrouve sous différentes appellations : Lab (IBM), Garage (Google), Village (Crédit Agricole), Foundry (General Electric) ou encore Greenhouse (Deloitte).

Ces labs ont 2 vocations : accélérer l’innovation au sein du groupe et identifier de nouveaux marchés.

Toutefois, la majorité de ces entités présentent 3 défauts principaux :

  • Ils sont constitués d’une élite très restreinte et peu représentative de l’ensemble des collaborateurs, instaurant d’emblée une entreprise à 2 vitesses : un lab à la pointe du digital d’une part, et le reste de l’entreprise d’autre part.
  • Ils sont confrontés à un paradoxe de taille : être proche des métiers pour comprendre leurs besoins tout en s’isolant suffisamment d’eux pour pouvoir aller chercher de nouveaux relais de croissance en terrains inconnus.
  • Ce dilemme explique leurs faibles performances. En effet, l’étude estime que 80 à 90% de ces labs échouent à générer davantage de croissance pour leur entreprise.

 

Le paradoxe des lab d'innovation d'entreprise - flop de la transformation digitale - Agorize le blog

 

N°4 : Le COOC ou MOOC d'entreprise

Le COOC (Corporate Open Online Course) est une formation en ligne proposée par une entreprise à ses employés, quelle que soit leur ancienneté. C’est un très bon outil pour former les nouvelles recrues, remettre à niveau les plus séniors et inscrire ses équipes dans la formation continue. Son format 100% digital et à la demande offre une grande souplesse pour les participants, tout en optimisant les coûts de formation pour l’entreprise.

je vous renvoie alors sur ce que j'ai pu écrire à ce sujet sur linkedin

 

https://www.linkedin.com/pulse/mooc-et-spoc-tous-les-clignotants-sont-au-vert-beatrix-esposito

N°3 : Le Business Game

Le business game ou serious game est tout simplement la version entreprise des jeux éducatifs destinés à nos bambins. Il présente tous les avantages du COOC tout en maintenant une meilleure assiduite

En effet, dans un business game, l’employé est le personnage principal et doit agir tout au long du jeu pour débloquer les niveaux. Il est scientifiquement prouvé que le jeu favorise la rétention des informations en introduisant une dimension de plaisir, de récompense et de collaboration.

Le business game a enfin l’avantage d’être inter-générationnel et demande peu de formation pour le prendre en main.

 

Attention néanmoins à trouver le juste équilibre entre ludique et pédagogique. En effet, un jeu trop ludique n’aura pas d’impact sur la montée en compétences des équipes. Et un jeu trop pédagogique provoquera un désintérêt des participants qui le jugeront rébarbatif.

Un bon exemple de serious game réussi est le “Accenture Superhero Collaboration Game” lancé en 2014-2015 par la célèbre firme de conseil. Pendant 5 mois, l’ensemble des collaborateurs dans tous les pays étaient invités à répondre en équipe à un quizz de 2 000 questions, à la fois en ligne et en présentiel.

L’objectif : reconnecter leurs consultants, éparpillés chez les clients, aux valeurs de l’entreprise et faire connaître les métiers des autres départements. Mêlant questions et défis, le jeu invitait les employés à faire participer leurs amis et leur famille. Ton décalé, humour et autodérision des dirigeants ont contribué au succès de cette opération.

 

N°2 : Le hackathon interne (top)

Le terme hackathon est la contraction du mot anglais hack (solution rapide et bricolée pour contourner un problème) et marathon (épreuve d’endurance mettant au défi la résistance des participants). Un hackathon est donc une compétition qui invite les participants à apporter la réponse la plus pertinente et innovante à une problématique d’entreprise.

Le principe du hackathon interne est simple : l’entreprise identifie une ou plusieurs problématiques à résoudre en utilisant l’intelligence collective de ses employés. Le challenge peut être de créer un nouveau produit, imaginer une campagne de communication innovante ou encore réaménager les bureaux pour favoriser le bien-être au travail.

Puis, l’entreprise invite ses collaborateurs à participer en équipe et soumettre leur meilleur projet.

Pendant le hackathon, des mentors internes ou externes peuvent intervenir pour coacher les employés à pousser leur idée le plus loin possible.

Enfin, un jury évalue et note les projets pour élire les équipes gagnantes, généralement lors d’un événement d’entreprise de type séminaire.

N°1 : Le programme intrapreneur (top)

Suite logique du hackathon interne, le programme intrapreneur consiste à accompagner les talents les plus motivés à faire bouger les lignes au sein de leur entreprise. Un intrapreneur est un employé qui a un esprit entrepreneurial fort et qui contribue au changement de mentalité et de culture au sein de son entreprise.

Rares sont les entreprises qui lancent un tel programme. Et pour cause : il suppose un engagement fort du top management et des employés concernés, mais aussi un certain investissement financier. Pourtant, il s’agit de la pratique la plus puissante pour booster la transformation digitale d’une entreprise.

Véritable contrat entre l’entreprise et ses salariés les plus aventureux, il permet à la première de retenir ses talents et aux seconds de se lancer dans la création d’entreprise sans renoncer à la sécurité du salariat.

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